Quand le corps d’un enfant n’a plus l’espace pour accueillir ses émotions

Vous êtes ici : Accueil > Partage d'expériences et conseils > Quand le corps d’un enfant n’a plus l’espace pour accueillir ses émotions
Le 29 janvier 2026
Quand le corps d’un enfant n’a plus l’espace pour accueillir ses émotions
Colères intenses et hypersensibilité : l’histoire d’une petite patient de 4 ans et demi

 

Quand le corps d’un enfant n’a plus l’espace pour accueillir ses émotions

 

Accompagnement d’une petite fille de 4 ans et demi

 

Il y a quelques temps, j’ai reçu au cabinet une petite fille de 4 ans et demi, en moyenne section, accompagnée de ses parents, profondément démunis face à ce qu’ils vivaient depuis plus d’un mois.

 

Le quotidien était devenu éprouvant.
Chaque
journée était devenue difficile, et semblait n’être plus qu’une succession de tensions
Tout devenait un déclencheur de crise de colère : se laver, s’habiller,
mettre – et surtout garder – ses chaussettes, prendre le goûter…
Le moindre ajustement devenait impossible.

 

Les colères étaient devenues intenses, explosives, soudaiines, sans que l'enfant elle-même ne semble pouvoir le contenur. 

À cela s'ajoutait une hypersensibilité tactile très marquée : les vêtements, et en particulier les chausssettes, étaient devenus insupportables pour elle, la mettant en difficulté du amtin au soir.

 

Ses parents avaient déjà entrepris un accomapgnement aurpès d'une psychologue, seule puis avec eux, afin de mieux comprendre ce qui se jouait et d'ajuster leur posture. MAlgré ce travail, aucune amélioration visible n'était apparue. La fatigue émotionnelle s'installait peu à peu, pour l'enfant comme pour toute la famille.

 

 

Un enfant débordé, pas un enfant « capricieux »

Lors de notre rencontre, un temps d’échange a permis de poser des mots simples sur ce que vivait cette petite fille, d’apparences premières calme et sereine.
Très vite, une chose est apparue clairement :
elle n’avait plus du tout l’espace intérieur nécessaire pour accueillir la moindre émotion, surtout lorsqu’elle devenait un peu intense.


Son système nerveux était en surcharge permanente.
Chaque stimulation, chaque demande, chaque sensation corporelle devenait « de trop ».
Son corps n’arrivait plus à digérer ce qu’elle vivait, ni physiquement, ni émotionnellement.
Les colères n’étaient pas un choix, mais une réponse de protection face à un trop-plein.

 

Une séance pour aider le corps à se poser

 

Lors de la séance d’ostéopathie biodynamique, rien n’a été forcé.
Par un toucher très doux, attentif et respectueux de son rythme, j’ai accompagné son corps à relâcher progressivement cet état d’alerte dans lequel il s’était installé par protection.
Cet état n’était pas une erreur, mais le seul et unique équilibre que son organisme avait trouvé à ce moment-là pour tenir, s’adapter et continuer à vivre au mieux avec ce qu’elle traversait.

 

L’objectif n’était pas de « calmer une colère », mais d’aider l’ensemble de ses systèmes à retrouver de l’espace, une sensation de sécurité intérieure et une capacité à se poser.

Peu à peu, son corps a pu se poser et déposer ce qu’il portait, sans avoir besoin de mots, simplement en l’écoutant dans toute son entièreté.
Un apaisement profond s’est installé, à son rythme.

 

Quatre semaines plus tard…

 

Quatre semaines après cette unique séance, j’ai reçu un message de ses parents.

 

Ils me partageaient que leur fille avait retrouvé sa douceur très rapidement après notre rencontre.
Les bains étaient redevenus des moments de joie et de tranquillité.
Les matins, auparavant sources de tension, s’étaient à nouveau apaisés.

 

Elle vivait désormais ses joies et ses peines comme une enfant de son âge :
avec des émotions, oui, mais sans explosions incontrôlables.

 

Et au-delà d’elle, c’est toute la maison qui avait retrouvé de la sérénité.

 

Quand le corps retrouve sa capacité de régulation

 

Ce cas illustre combien, chez l’enfant, les comportements intenses – parfois vécus comme extrêmes – sont souvent le langage d’un corps et d’un cœur en surcharge, et non un problème de caractère ou d’éducation.

 

Lorsque le corps retrouve de l’espace et une capacité de régulation, l’émotion circule à nouveau.
L’enfant peut alors vivre ce qu’il traverse sans être envahi ni submergé.

 

Accompagner un enfant, c’est parfois simplement l’écouter au-delà des mots, et ainsi l’aider à se sentir suffisamment en sécurité à l’intérieur de lui pour redevenir… un enfant.

 

Ludivine DECAUX

Ostéopathe D.O. à Poissy

Ostéopathie Biodynamique

Accomapgnement du stress, des troubles émotionnels et somatiques chez l'enfant et l'adolescent.

Cabient d'ostéopathie à Poissy, proche Saint-Germain-en-Laye, Andrésy, Carrières-sous-Poissy

Prise de rdv sur doctolib.fr ou au 0139111227